L’Association pour le Respect des Droits des Enfants, des Parents et des Grands-Parents du Québec

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L’Association pour le Respect des Droits des Enfants, des Parents et des Grands-Parents du Québec

Message  PapaThème le Mar 6 Jan 2009 - 2:00


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Nos Actions

  • Au mois d'octobre 2005. Mise en circulation d’une pétition demandant au gouvernement de faire une enquête publique sur tout le fonctionnement du système de protection de la jeunesse. Plusieurs membres et bénévoles se sont chargés de diffuser la pétition à travers le Québec.

  • Le 29 octobre 2005. Un comité de quatre membres a été nommé pour rédiger un mémoire portant sur le projet de loi 125. Ce projet de loi a été déposé à l’Assemblée Nationale du Québec au mois d’octobre 2005 par la ministre déléguée Madame Margaret Delisle pour modifier la Loi sur la protection de la jeunesse.

  • Le 5 décembre 2005. Dépôt du mémoire en 45 exemplaires à l’Assemblée Nationale du Québec par les membres du Comité de rédaction de notre Association.

  • Le 21 févier 2006. Les membres du Comité chargés de la rédaction du mémoire ont comparu devant la Commission Parlementaire. Ils ont fait des recommandations au gouvernement pour faire inclure dans le projet de loi la reconnaissance des grands-parents et des membres de la famille élargie comme première ressource dans le cas d’un enfant retiré de sa famille par les services de protection de la jeunesse. Les membres ont réclamé du gouvernement la tenue d’une enquête publique sur tout le fonctionnement du système de protection de la jeunesse.

  • Le 13 juin 2006. Nous avons présenté notre pétition à l’Assemblée Nationale par l’entremise du député Monsieur Mario Dumont. Nous avons recueilli un total de 13 600 signatures. Nous remercions tous nos généreux collaborateurs.



Résumé du mémoire
de l’Association pour le respect des droits des grands-parents du Québec sur le Projet de loi 125


Le Projet de loi 125 ne pourra solutionner les problèmes rencontrés par le système de protection de la jeunesse. D’abord, parce que les principales sources des problèmes ne sont pas d’ordre législatif. De plus, ce projet nous apparaît incomplet, inopportun et ne pourra régler les conflits, ni permettre à la DPJ de mieux réaliser sa mission d’aide aux enfants les plus démunis.

Ce projet de loi est incomplet parce qu’il ne prend pas en compte les nouvelles données de la société québécoise, notamment les données concernant la famille actuelle comme famille élargie et l’importance de la contribution des aînés, dont les grands-parents. Le projet de loi ne prend pas davantage en compte les nouvelles données scientifiques concernant les théories de l’attachement car il continue à écarter les grands-parents et les membres de la famille élargie pour prendre soin des enfants de leur famille. Il continue à proposer la «fabrication d’orphelins» en privant ces enfants de tous les liens d’attachement établis dès leur naissance. Il oublie surtout que les grands-parents, la famille élargie et la communauté sont des ressources importantes auxquelles la DPJ devrait obligatoirement faire appel. Dans les faits, tout enfant qui a une famille élargie et dont les membres acceptent de prendre soin de l’un des leurs en difficulté ne devrait pas être pris en charge par la DPJ. En assumant un mandat trop large, la DPJ n’a pas et n’aura jamais les moyens de réaliser sa mission. De plus, elle brise des enfants de façon irrémédiable en les privant de la présence de ceux et celles qui les aiment et souhaitent assurer leur développement en leur offrant une stabilité des liens et une continuité des soins.

Inopportun parce que le projet de loi 125 est une réponse rapide aux événements médiatiques de la dernière année et qu’il a été préparé sans une analyse sérieuse effectuée par toutes les instances concernées dans notre société. Il est aussi inopportun parce qu’il est basé sur une analyse tronquée de la réalité. L’Association pour le respect des droits des grands-parents du Québec considère qu’il faut une enquête publique dans laquelle tous les partenaires impliqués auront droit de se prononcer que ce soit les jeunes qui ont été pris en charge par la DPJ, les familles impliquées, toutes celles qui auraient besoin d’aide, les milieux éducatifs, les familles d’accueil, les centres/jeunesse et tous les partenaires sociaux qui se sentent concernés par l’aide à nos enfants les plus démunis.

De plus, nous sommes persuadés que ce ne sont pas seulement des amendements à la loi qui pourront résoudre les problèmes auxquels sont confrontés le système DPJ et les familles. D’où la nécessité d’une analyse en profondeur du système de protection de la jeunesse par l’ensemble social. Cette analyse serait sans doute un premier pas vers le développement d’une approche consensuelle, approche que nous approuvons et qui est proposée dans la présentation du projet de loi mais qui s’actualise peu dans les articles.

En ce qui concerne les visées d’adoption plénière qui ne sont jamais énoncées clairement mais sont cachées sous des visées apparemment louables (stabilité des liens et continuité des soins), nous sommes en total désaccord car elles privent l’enfant de ses racines, des liens privilégiés qu’il a déjà établis avec ses grands-parents et sa famille d’origine. L’adoption plénière le prive, de plus, de tous ses repères identitaires. À une époque où des centaines de Québécoises et de Québécois recherchent leurs origines comment peut-on, à nouveau, proposer de «fabriquer des orphelins»? L’adoption ne pourrait être acceptable que si elle ne prive pas l’enfant de sa famille biologique. Il faudrait alors une adoption simple et, si possible, au sein de la famille élargie.

Il nous apparaît que si la DPJ offrait de véritables services d’aide aux familles plutôt que de punition ou de retrait pour privilégier des familles d’accueil, trop souvent idéalisées, ces propositions deviendraient elles-mêmes caduques. Au lieu de provoquer des traumatismes et de la détresse chez un enfant par un enlèvement de sa famille, nous proposons son maintien dans sa famille élargie chez ses grands-parents ou toute autre personne significative pour l’enfant, ce qui lui garantirait une stabilité des liens et une continuité des soins. Et cela, avec des coûts beaucoup moindres pour l’état. De plus, cet enfant aurait une famille : la sienne, et cette famille l’accompagnerait tout au long de sa vie.

Si «la machine à broyer des enfants» ne peut s’arrêter le temps d’une enquête publique nous avons, dans la 2e partie de notre mémoire, proposé des amendements pour minimiser les dégâts ou pallier certaines déficiences. Notre seul objectif, c’est que nos petits-enfants soient heureux et qu’ils soient placés dans des conditions optimales pour leur développement car nous les aimons!

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