CDPDJ - Rapport Nunavik - Mars 2007

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CDPDJ - Rapport Nunavik - Mars 2007

Message  PapaThème le Jeu 22 Jan 2009 - 7:50

Voici quelques extrais d'un volumineux rapport d'enquête de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) publier en avril 2007 (87 pages). Évidemment je ne vais pas reprendre l'ensemble de ce rapport d'enquête, que vous pouvez télécharger en français ou en anglais en format PDF ou Word à cette adresse :

CDPDJ - 2007

Aujourd'hui j'aimerais soulever deux points que je dénonce depuis plusieurs années. Pour le reste je vais probablement y revenir lorsque j'en aurai le temps. Dans un premier temps le point que l'on retient est la multiplication des signalements pour les mêmes Enfants qui font grimper les statistiques, ce qui permet au D.p.j. toujours fin stratèges de réclamer toujours plus d'argent sale. J’ajoute à ça la multiplication des familles d’accueil, pour faire la preuve de la "stabilité" mon œil.

Dans un deuxième temps il sera question des agressions sexuelles passer monstrueusement sous silence, ou si vous aimez mieux des agressions à caractère sexuel où la DPJ n'intervient pas ou intervient si peu que les Enfants sont toujours en situation de compromission. Soit exactement notre constat sur le terrain comme pour tout le reste, et ce, sans faire de distinction de sexe, de communauté, de région ou de quoi que ce soit.

En lisant l'ensemble de ce rapport, vous constaterez que la CDPDJ conclus encore à un manque de ressources et que cette situation là est spécifique à cette région isolée du Nord du Québec. Par contre, la CDPDJ sait pertinemment que c'est archi-faux. À preuve, la multiplication de ses rapports d'enquêtes à la grandeur du Québec, où cette même CDPDJ en arrive toujours aux mêmes tristes constats et aux même conclusions, où finalement la seule solution est d'y ajouter toujours plus d'argent sale. Malheureusement durant tout ce temps pour les Enfants c'est l'enfer à la grandeur du Québec du Nord au Sud, et de son côté la DPJ et ses complices jubilent tordu de rires les poches pleines $$$.

Je vais numéroter chaque points soulever (partie abus sexuel) pour me faciliter la tâche dans l'éventualité où je voudrais faire référence à un point plus spécifique dans le futur.

Enquête portant sur les services de protection de la jeunesse
dans la baie d'Ungava et la baie d'Hudson

NUNAVIK
Rapport, conclusions d'enquête
et recommandations

Avril 2007


Toute reproduction est permise, à la condition d'en mentionner la source.
Ce rapport est également disponible en anglais.


Multiplication des signalements et des familles d’accueil


5. L'APPLICATION DE LA LOI SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE DANS LA BAIE D'UNGAVA

5.1 Les situations étudiées

Les 62 enfants dont le dossier a été sélectionné pour évaluer l'application de la Loi sur la protection de la jeunesse ont fait l'objet de 403 signalements
9, soit une moyenne de 6,45 signalements par enfant.

Treize enfants ont vu leur situation signalée de trois à neuf reprises, 15 enfants de 10 à 13 fois, tandis que six autres ont vu leur situation signalée à au moins 14 occasions.

Les motifs de signalements les plus courants sont la négligence, ainsi que le comportement ou le mode de vie des parents. Ces situations se retrouvent dans 214 signalements sur 403, pour 45 enfants. Les signalements pour troubles de comportement viennent en deuxième lieu. Il s'agit de 111 signalements sur 403, pour 22 enfants
10.

Dans les situations étudiées par la Commission, 29 enfants ont fait l'objet de mesures d'hébergement de plus de 30 jours par la directrice de la protection de la jeunesse. Vingt-cinq d'entre eux, soit 84 %, ont connu trois déplacements et plus. De ceux-ci, 13 ont été hébergés dans au moins cinq lieux d'hébergement, et huit dans au moins sept lieux d'hébergement. Un enfant a été hébergé dans dix milieux différents et deux enfants ont changé de lieu d'hébergement 14 fois. Dans un de ces derniers cas, l'enfant n'avait pas encore atteint l'âge de 10 ans.
(page 22)


6. L'APPLICATION DE LA LOI SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE DANS LA BAIE D'HUDSON

6.1 Les situations étudiées

Les 77 enfants dont le dossier a été sélectionné par la Commission pour évaluer l'application de la Loi sur la protection de la jeunesse ont fait l'objet de 255 signalements, soit une moyenne de 3,3 signalements par enfant.

Trente-cinq enfants ont vu leur situation signalée de trois à neuf reprises, quatre enfants de dix à 16 reprises, tandis que trois autres ont vu leur situation signalée de 18 à 22 occasions.

Les motifs de signalement les plus courants sont, à parts presque égales : le comportement et le mode de vie des parents, incluant le manque de soins de base et de soins médicaux, soit 187 signalements, et les troubles sérieux de comportement du jeune, soit 177 signalements. Suivent : les abus physiques, avec 42 signalements, les abus sexuels, avec 37 signalements, l'abandon ou le rejet grave, avec 37 signalements, et des tâches disproportionnées à l'âge, avec un signalement
11.

Dans les situations étudiées par la Commission, 28 enfants ont fait l'objet de mesures d'hébergement de plus de 30 jours par la directrice de la protection de la jeunesse. Seize de ces enfants ont été déplacés plus de trois fois, 11 enfants de quatre à six fois et cinq autres plus de sept fois. Deux enfants ont été transférés d'un milieu à l'autre à 17 reprises.
(page 32)


Agressions à caractère sexuel


  1. certains signalements d'abus physiques ou sexuels ne sont pas retenus pour le seul motif qu'il n'y a pas de marques ou de preuve médicale de l'abus; (page 24)

  2. dans les situations d'abus physique ou sexuel, l'évaluation consiste essentiellement à faire évaluer l'enfant médicalement. L'absence de marques ou d'indices d'abus physiques entraîne une décision de non-compromission. (page 26)

  3. Trente-deux de ces enfants avaient déjà vu leur situation signalée par le passé pour d'autres motifs : abus sexuels, abus physiques, comportement ou mode de vie de leurs parents, ou encore négligence, mais n'avaient reçu aucun service de nature thérapeutique, sauf un hébergement dans certains cas. (page 33)

  4. le signalement fait état d'abus sexuel par des tiers. La directrice conclut généralement que la sécurité ou le développement de l'enfant est compromis, sans offrir de services et sans avoir vérifié le contexte de l'abus et la capacité des parents à aider leur enfant. (page 37)

  5. Plusieurs signalements retenus pour évaluation n'ont pas été évalués en tant que tels. Toutefois, la directrice de la protection de la jeunesse est intervenue auprès du parent, par exemple, pour l'aviser qu'il devait amener un enfant à l'hôpital ou lui demander d'être attentif à un abus sexuel par un tiers. Ce type d'intervention est qualifié « d'intervention terminale ». (page 37)

  6. les pères ou les membres de la famille élargie soupçonnés d'agression sexuelle ne sont presque jamais rencontrés; (page 38)

  7. les foyers de groupe de Saturvik et de Puvirnituq, et le Centre de réadaptation, ne disposent pas de programmes spécifiques pour le traitement des dépendances, des abuseurs sexuels, des victimes d'abus sexuels et de la violence; (page 51)

  8. une adolescente a été victime d'agression sexuelle par deux autres jeunes au Foyer de groupe d'Inukjuak. À son arrivée dans le même foyer de groupe, une autre adolescente a été agressée sexuellement par un gardien de nuit qui, selon les policiers, n'en était pas à son premier abus. L'adolescente a bénéficié de peu de soutien par la suite; (page 52)

  9. dans neuf des 14 dossiers étudiés, la directrice provinciale de l'Ungava a omis de faire connaître, dans les délais fixés, sa décision au substitut du procureur général quant à l'opportunité d'appliquer des mesures de rechange. Ces dossiers font état de délits variés, tels introductions par effraction, assauts, attouchements sexuels, vols, conduite dangereuse d'un véhicule tout terrain, et, pour la plupart, liés à une consommation abusive d'alcool ou de drogue. Par conséquent, le substitut du procureur général s'est trouvé dans l'obligation soit d'abandonner toute poursuite devenue prescrite, soit d'intenter des poursuites avant la date de prescription, sans que le jeune puisse bénéficier de mesures de rechange;

    la même situation prévaut dans la baie d'Hudson; (page 56)

  10. un nombre important d'enfants sont victimes de maltraitance physique, psychologique, et même sexuelle. Plusieurs de ces enfants, malgré leur jeune âge, sont aux prises avec des problèmes de dépendance à l'alcool, aux drogues ou autres substances qui leur causent des désordres physiques ou mentaux graves. On observe un taux d'absentéisme et d'abandon scolaire très élevé, faisant craindre le pire pour l'avenir de ces enfants. La situation est telle que plusieurs auront, malheureusement, recours au suicide pour mettre fin à leur souffrance. (page 69)
Encore une fois je n'invente rien!
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