Un «Father for justice» menace de mort des employés de la DPJ

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Un «Father for justice» menace de mort des employés de la DPJ

Message  PapaThème le Sam 14 Mar 2009 - 1:35

Publié le 12 mars 2009 à 18h29 | Mis à jour le 12 mars 2009 à 18h32

Un «Father for justice» menace de mort des employés de la DPJ

En 2006, Mario Morin a escaladé la structure du pont Jacques-Cartier dans
l'espoir d'obtenir la garde de sa fille.


Photo: André Pichette, La Presse


Caroline Touzin
La Presse

À peine sorti de prison pour avoir proféré de menaces de mort contre la DPJ, Mario Morin a récidivé. Ce père de 41 ans est «prêt à tout» pour voir sa fille de neuf ans dont il n'a jamais eu la garde. Son idole : Marc Lépine, le tueur de Polytechnique.

C'est ce qui ressort des représentations sur sentence du procureur de la Couronne, Sacha Blais, plaidées aujourd'hui au palais de justice de Longueuil.

Mario Morin a décidé de couper court au processus judiciaire ce matin en se reconnaissant coupable d'avoir proféré des menaces de mort contre trois employés de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). C'est sa onzième condamnation pour menaces de mort. Il a passé l'équivalent de sept des huit dernières années en prison en raison de son obsession de rencontrer sa fille.

En mai 2006, Mario Morin avait écopé de 20 mois de prison pour avoir grimpé dans la structure d'un panneau publicitaire en bordure du pont Jacques-Cartier, bloquant la circulation sur le pont pendant des heures. Il a aussi déjà fabriqué un cocktail Molotov pour faire brûler un bureau de la DPJ.

Incarcéré, Morin a menacé un travailleur social de «l'enterrer vivant». À sa sortie de prison en janvier 2008, il n'a qu'un seul but en tête : ravoir sa fille. Peu de temps après, il a marché de Montréal vers Québec pour manifester contre la DPJ. Durant cette période, à chaque rencontre avec son agent de probation, il a tenu des propos inquiétants. Propos qui ont mené à son arrestation le 16 octobre dernier. M. Morin répétait que le «système» devait lui rendre sa fille avant la «date butoir» du 21 octobre, jour de naissance de son enfant. «Faites ce que vous avez à faire, le compte à rebours est commencé», a-t-il dit à son agent de probation, Yves Désourdy.

La Couronne a diffusé aujourd'hui l'interrogatoire de la police de Longueuil fait au moment de son arrestation en octobre dernier au cours duquel Morin perd patience. «J'ai la permission d'en haut de tuer», a-t-il dit aux policiers. Il a alors menacé de se venger contre trois employés de la DPJ qui avaient déjà traités son dossier s'il arrivait quelque chose à sa fille. «Si vous me présentez une fille morte, je vais tuer trois personnes», a-t-il ajouté. Cet interrogatoire a convaincu la Couronne de porter les quatre chefs d'accusation de menaces de mort et de menace envers un immeuble auxquels Morin a plaidé coupable aujourd'hui.

«Mario Morin est concentré uniquement sur ses souffrances et c'est ce qui me fait penser qu'il pourrait disjoncter, perdre la carte (...) Il veut que la société sache qu'il souffre «, est venu témoigner son agent de probation, M. Désourdy.

Les employés de la DPJ qui ont dû traiter le dossier de M. Morin ces dix dernières années ont peur de lui, a expliqué le procureur de la Couronne, Me Blais. Certains ont même été en arrêt de travail, traumatisés par les menaces répétées. «M. Morin me cherchait partout et voulait me tuer», a témoigné une employée dans un autre dossier de menaces pour lequel Morin a été déjà été jugé.

Au moment de rendre sa sentence pour l'événement du pont en 2006, la juge Ellen Paré avait déjà émis une mise en garde contre la «dangerosité future de l'accusé» et son «risque de récidive aggravé». La Couronne a proposé cet après-midi une peine d'emprisonnement de trois ans auquel on doit soustraire l'équivalent de dix mois purgés en détention préventive. La défense, représentée par Alexandre Paradis, a recommandé une peine de 22 mois, moins la détention préventive, soit 12 mois de prison. Me Paradis a plaidé que M. Morin avait «cheminé» depuis l'événement du pont. Et que les dernières menaces proférées étaient des «menaces indirectes», et non des menaces directes, comme les fois précédentes. «M. Morin a la qualité de son défaut. C'est un monsieur entêté. Il ne lâche pas», a ajouté l'avocat de la défense. Le juge Yvon Roberge prononcera sa sentence le 26 mars.

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L'aide aux hommes: la prison

Message  PapaThème le Jeu 19 Mar 2009 - 2:05

Lettre ouverte
L'après-rupture

Ateliers pour les liens père-enfants, Inc.


13 mars 2009

L'AIDE AUX HOMMES EN DÉTRESSE AU QUÉBEC: LA PRISON!

Caroline Touzin
LaPresse, 12 mars 2009

Un «Father for justice» menace de mort des employés de la DPJ

À peine sorti de prison pour avoir proféré de menaces de mort contre la DPJ, Mario Morin a récidivé. Ce père de 41 ans est «prêt à tout» pour voir sa fille de neuf ans dont il n'a jamais eu la garde.

(...)

C'est sa onzième condamnation pour menaces de mort. Il a passé l'équivalent de sept des huit dernières années en prison en raison de son obsession de rencontrer sa fille.

En ligne:
Un «Father for justice» menace de mort des employés de la DPJ

Mario Morin a passé l'équivalent de six ans en prison. En 2006, cet homme a indirectement bloqué la circulation pendant plusieurs heures sur le pont Jacques-Cartier parce qu'il voulait revoir sa fille. Un père en crise, un homme en détresse qui aurait eu besoin d'être aidé, secouru par des professionnels de la santé compétents. Au lieu de cela, on l'a jeté en prison. Il en est ressorti plus révolté que jamais. C'est une véritable bombe à retardement que l'on retournera fort probablement à nouveau derrière les barreaux suite à des menaces de mort.

Mario Morin est l'exemple parfait du genre d'aide que notre société accorde à des pères qui pètent les plombs parce qu'on leur enlève l'accès à leurs enfants: la prison. Il y a des centaines de pères au Québec qui, chaque année, sont éloignés de leurs enfants par toutes sortes de tracasseries juridiques et psychologiques. Ils sont seuls, abandonnés par une justice et un système de santé qui sont indifférents face à leurs souffrances. Et après, on est tout surpris qu'un père commette l'irréparable...

Une femme qui aurait eu le même comportement que Morin aurait-elle été mise derrière les barreaux et empêchée de voir ses enfants?


Jean-Pierre Gagnon - <recherche@lapresrupture.qc.ca>
avec l'équipe de L'APRÈS-RUPTURE
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Mario Morin avait des démêlés avec la DPJ

Message  PapaThème le Jeu 19 Mar 2009 - 3:44

Pont bloqué
Mario Morin avait des démêlés avec la DPJ

Vincent Larouche
Le Journal de Montréal
11/05/2006 05h19


C'est pour dénoncer ce qu'il considère comme des injustices de la part de la DPJ que Mario Morin a grimpé sur son perchoir.

L'homme âgé dans la quarantaine avait communiqué avec le Journal lundi et mardi pour annoncer son intention de poser un geste d'éclat afin de se faire entendre, sans toutefois mentionner quel geste ni à quel endroit.

Mario Morin a une fillette de sept ans, dont il n'a jamais eu la garde. Selon les informations que le Journal a obtenues, la mère était une fillette de 15 ans qu'il avait hébergée alors qu'elle était en fugue de la DPJ. Il soutient aussi que malgré des ordonnances de la cour lui permettant de voir sa fille, la DPJ aurait tout fait pour l'en empêcher et avait même récemment intensifié ses actions pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Il avait d'ailleurs évoqué son projet mardi soir lors d'une réunion de Fathers-4-Justice, un groupe qui veut aider les pères de famille à obtenir la garde de leurs enfants.

Le coordonnateur montréalais de l'organisme, Yves Pageau, tient toutefois à se dissocier de l'action de Mario Morin. «Ce n'est pas un membre actif de notre organisation, dit-il. Je l'ai vu mardi à la réunion pour la deuxième fois de ma vie et il est seulement parti en disant qu'on allait entendre parler de lui. Il n'a pas de harnais, pas d'opération de communications en place, je suis inquiet pour sa sécurité

Population en otage

Mario Morin avait déjà fait parler de lui en 2005 alors qu'un autre membre de Fathers-4-Justice avait escaladé le pont Jacques-Cartier pour y accrocher une banderole.

S'exprimant au nom de l'organisme, il avait déclaré au Journal être prêt à «prendre la population en otage» s'il le fallait pour faire avancer la cause des pères coupés de leurs enfants.

C'est devenu une manie!

20 avril 2006, les peacekeepers de Kahnawake interrompent la circulation pendant vingt minutes sur le pont Mercier, pour y installer des drapeaux mohawks par solidarité avec des manifestants autochtones de Six Nations, en Ontario.

19 septembre 2005, Andy Srougi, de Fathers-4-Justice, escalade le pont Jacques-Cartier pour installer une banderole sur laquelle est inscrit «Papa t'aime».

Il perturbe la circulation et des automobilistes mettent jusqu'à trois heures pour se rendre à Montréal.

23 mai 2005, Benoît Leroux, membre de Fathers-4-Justice, escalade le pont Jacques-Cartier déguisé en superhéros avec sa bannière «Égalité parentale» et perturbe la circulation pendant trois heures.

18 mars 2005, une centaine d'étudiants en grève occupent le pont de la Concorde, qui mène au Casino de Montréal. Pendant près de trois heures, l'accès au casino est bloqué.

25 juin 2004, le pont Jacques-Cartier est fermé pendant plus d'une heure alors qu'un homme-araignée monte rescaper un malheureux qui tentait de s'enlever la vie en sautant en bas de la structure.

CIRCULATION PERTURBÉE
Un homme juché près du pont Jacques-Cartier

Mise à jour : 10/05/2006 07h00

[...]

Selon le coordonnateur de Fathers 4 Justice, Andy Srougi, l'homme s'est présenté à la rencontre de mardi soir, mais n'est pas membre en règle de l'organisation. D'ailleurs, celle-ci n'endosse pas le geste posé par le désespéré.

[...]

Dans un même ordre d’idée d’aide aux hommes, on note que ce jour là j’ai laissé un message sur la ligne d’urgence à Claude Poirier, puisque j’avais la certitude de savoir comment faire pour faire descendre Mario Morin de son perchoir. Je n’ai jamais eu de retour d’appel.

Dans les faits, je voulais lui dire par l’entremise de Claude Poirier que, si effectivement il y avait une ordonnance de droit de contacts père/Enfant, sous supervision en plus, et que la DPJ s’opposait farouchement à respecter l’ordonnance de la Cour comme c’est le cas bien souvent, j’allais simplement l’aider à présenté une requête pour outrage au Tribunal contre la DPJ et sa bande, qui n’ont que mépris des ordonnances des tribunaux. Pas plus compliqué que ça.

Malheureusement, durant tout ce temps la DPJ et sa bande jubiles tordus de rires les poches pleines ($), aux préjudices des hommes et des Enfants surtout.
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