Au sommet pour les enfants de la DPJ

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Au sommet pour les enfants de la DPJ

Message  PapaThème le Jeu 9 Avr 2009 - 17:07

Publié le 09 avril 2009 à 06h30 | Mis à jour à 06h32

Au sommet pour les enfants de la DPJ


Charles Tisseyre
PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA


Katia Gagnon
La Presse

Dix-huit grimpeurs, dont le journaliste Charles Tisseyre et le neuropédiatre Gilles Fortin, graviront en septembre prochain les 6056 m du mont Acotango, en Bolivie, afin d'amasser 75 000$ au bénéfice des 3500 enfants de moins de 5 ans qui se retrouvent, bon an mal an, sous la protection de la Direction de la protection de la jeunesse à Montréal.

Ces enfants ont été négligés ou ont subi des sévices importants de la part de leurs parents. «Je n'aime pas employer cette expression, mais ce sont des enfants bout-de-ligne. Ils sont dans un cul-de-sac et ils comptent sur nous», souligne la directrice de la protection de la jeunesse de Montréal, Michelle Dionne.

Le Dr Gilles Fortin travaille depuis près de 20 ans avec ces enfants. Il garde des images extrêmement fortes de cette clientèle difficile. Il se souvient notamment d'un petit bonhomme de 3 ans qu'on avait amené à une visite supervisée avec sa mère. En voyant cette dernière, au fond de la pièce, l'enfant a figé, raconte le Dr Fortin. «Il s'est arrêté. Et il a fait pipi dans son pantalon.»

«C'est difficile d'entendre, par exemple, qu'un enfant est resté seul pendant trois jours et qu'il est en déshydratation totale parce que sa mère est partie au bar», ajoute Manon Blais, intervenante au centre jeunesse de Montréal, qui grimpera elle aussi l'Acotango.

Ces enfants sont si hypothéqués, à plusieurs niveaux de leur développement, qu'il doivent obtenir des services supplémentaires, souligne Michelle Dionne. «Avec cet argent qu'on va amasser, on va pouvoir obtenir un plus pour les enfants. On va pouvoir aider une jeune maman à se meubler. On va pouvoir lui offrir du gardiennage pour qu'elle poursuive ses études.» Les fonds amassés serviront aussi à offrir du répit aux familles d'accueil, ainsi qu'à payer des services spécialisés - orthophonie, ergothérapie - dans le secteur privé aux enfants afin d'éviter les listes d'attente.

«Avoir des services tôt, ça peut prévenir l'éclatement de grandes difficultés, qui apparaissent souvent à la maternelle», souligne Gilles Fortin.

Est-ce à dire que les fonds gouvernementaux alloués au centre jeunesse de Montréal sont insuffisants? «On est face à des enfants malades. Différemment. Mais ils sont très malades. Compte tenu de l'acuité de leurs problèmes, on veut faire mieux», dit diplomatiquement le docteur Fortin.

Une épreuve difficile

Chacun des 18 grimpeurs, en plus de payer 2000$ pour son voyage, a donc la lourde tâche de recueillir des commandites pour l'équivalent de 5000$. L'épreuve sera dure physiquement: à 6000 m, les grimpeurs n'auront que la moitié de l'oxygène dont leurs poumons disposent à une altitude normale. «On va aller souffrir un peu pour compenser la souffrance de ces petits enfants», dit Manon Blais.

Le journaliste Charles Tisseyre, qui a dû abandonner, il y a quelques mois, un trek semblable à cause de problèmes de santé, a décidé de s'attaquer à une nouvelle montagne. Dans les derniers mois, M. Tisseyre a rencontré plusieurs enfants de la DPJ. «J'ai été profondément ému, a-t-il souligné. Il est possible d'aider ces enfants-là. Ça fait longtemps qu'on le sait, les études le démontrent. Maintenant, il faut le faire.»

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