Centres jeunesse: la juge Ruffo l'avait bien dit

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Centres jeunesse: la juge Ruffo l'avait bien dit

Message  PapaThème le Sam 11 Avr 2015 - 19:46

Dans cette affaire, notez bien à la fin "l'homme de confiance" du gouvernement pas très crédible qui nomme "ses hommes de confiance" suite à la mise en tutelle des Centres jeunesse des Laurentides (liens avec les noms).

Également, notez bien l'acharnement de la DPJ contre l'ex juge Madame Andrée Ruffo évincée cavalièrement par la DPJ qui ne voulait pas l'avoir "dans ses pattes".

En suivant le lien avec le nom de Camil Picard vous aurez un autre exemple, mais cette fois là c'est la CDPDJ contre le juge Michel DuBois toujours bien en place devant la Chambre de la jeunesse n'en déplaise à la CDPDJ qui couche dans le même lit que la DPJ.

Pour la PROTECTION des Enfants la population à le devoir et la responsabilité civile de faire tout en son pouvoir pour empêcher cette bande de voleurs d'enfance suffisants de réduire les juges qui ne sont pas dupes au silence.  

Ritchie Bee, Président de la Fondation des VingtCœurs pour Enfants
Isabette Hachey, La Presse a écrit:
LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 MARS 1999

Centres jeunesse: la juge Ruffo l'avait bien dit
Elle s'est battue durant 10 ans pour les enfants des Laurentides
ISABELLE HACHEY


«Enfin, la vérité est connue plus largement!»

Andrée Ruffo a de quoi se réjouir. La tutelle imposée mercredi aux centres jeunesse des Laurentides semble accréditer les propos de la juge controversée, qui n'a cessé de critiquer les pratiques des gestionnaires de l'organisme — au point d'être boycottée par les intervenants des Laurentides, puis transférée en Montérégie, l'an dernier.

Le rapport accablant de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) sur les services de protection offerts aux jeunes des Laurentides démontre que la confusion qui règne dans les centres jeunesse de cette région a des conséquences très graves pour les enfants.

«Ce qui était absolument intolérable, c'est le fait qu'on demande aux juges de faire des compromis, de ne plus décider dans l'intérêt des enfants, mais selon les politiques, les places d'hébergement restantes, les ressources allouées. Il n'y a pas un juge qui devrait être complaisant et accepter de le faire», dit-elle.

La juge conteste actuellement en Cour supérieure son transfert de la chambre jeunesse de Saint-Jérôme à celle de Longueuil. Une autre péripétie judiciaire dans le coûteux conflit qui l'oppose aux centres jeunesse des Laurentides depuis près de dix ans. Le rapport de la CDPDJ — et la tutelle imposée par le gouvernement — pourraient l'aider.

C'est l'ancien directeur de la protection de la jeunesse, Claude Lamothe, qui a déposé contre elle les dizaines de requêtes en récusation à Saint-Jérôme. Or, M. Lamothe a été contraint de démissionner en décembre, quand les centres jeunesse ont commencé à avoir des ennuis.

«On peut comprendre que ce ne soit pas plaisant pour des gens qui ont cette philosophie, dit-elle en montrant le rapport de la CDPDJ, d'avoir une juge comme moi dans les pattes

Si le problème est particulièrement grave dans les Laurentides, Mme Ruffo estime que le gouvernement doit «arrêter d'empiler les rapports» et corriger le tir dans l'ensemble du Québec. Elle souligne que déjà, la CDPDJ a fait des rapports inquiétants dans les régions de Lanaudière, de la Montérégie, de Québec et de Montréal. (Mon ajout - Abitibi-Témiscamingue)

Elle implore le public et les autorités de ne pas «tomber dans le piège du papier». «Ce n'est pas du papier, ce ne sont pas des statistiques, ce sont des enfants. Des bébés naissants, de grands adolescents, des petites bibittes qui veulent apprendre, qui sont tout croches, qui ont faim, qui sont sales, qui ne savent pas se débrouiller là-dedans. Et nous, nous ne sommes pas là



Isabette Hachey, La Presse a écrit:
LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 MARS 1999

Il faut agir partout au Québec, selon Filion
ISABELLE HACHEY


Le réseau des centres jeunesse du Québec connaît une période de «forte turbulence» et doit à tout prix être mieux encadré, estime le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), Claude Filion.

La récente mise en tutelle des centres jeunesse des Laurentides — où règne une confusion généralisée qui entraîne des conséquences dramatiques pour les enfants maltraités — met en lumière l'incohérence des pratiques entre les différentes régions de la province.

«Le milieu a besoin d'une très sérieuse mise au point, dit M. Filion. C'est un secteur qui a lui-même besoin de protection.» Selon lui, la création des régies régionales a entraîné des disparités importantes, qui font en sorte que la Loi sur la protection de la jeunesse est appliquée de façon différente dans chaque région de la province.

L'ampleur du désastre constaté par la CDPDJ dans les Laurentides ne se retrouve pas ailleurs, croit M. Filion. Mais il n'en demeure pas moins qu'il faut absolument «faire disparaître l'idée qu'il existe autant de lois que de directions de la protection de la jeunesse au Québec».

La formation déficiente des intervenants, constatée dans plusieurs régions où la CDPDJ a enquêté, est particulièrement préoccupante, estime M. Filion. «On embauche des psychologues, des travailleurs sociaux, des éducateurs. Mais une fois qu'ils sont impliqués, il leur faut une formation spécifique.»

L'Association des centres jeunesse du Québec est bien consciente du problème et a même présenté, en novembre, un projet de «resserrement des pratiques» au gouvernement — qui n'a toujours pas fait connaître sa réponse.

L'Association réclame 6,9 millions afin de développer, en trois ans, des répertoires d'outils, de pratiques reconnues et de compétences requises par les intervenants qui doivent offrir différents services de protection aux jeunes. Le projet comporte aussi un plan de formation nationale et uniforme.

«La remise en question qui a lieu au Québec s'est faite ailleurs au Canada et aux États-Unis. C'est une préoccupation présente dans toute l'Amérique du Nord de normaliser les pratiques, parce qu'il s'agit d'un travail extrêmement complexe», dit Pierre Lamarche, directeur de l'Association.

M. Lamarche explique qu'avant, les services de protection retiraient presque systématiquement les enfants maltraités ou négligés à leur famille. «On s'est rendu compte qu'il fallait penser à la permanence des solutions. Si on ne soutient pas les familles, les enfants sont continuellement signalés», dit-il.

Ainsi, les services de protection sont «tombés dans l'autre extrême», en investissant toutes leurs ressources dans le soutien aux familles. Ce n'était pas mieux. «Ce faisant, on négligeait vraiment de protéger l'enfant.» La plupart des centres jeunesse se sont réajustés, mais, pas ceux des Laurentides, qui ont continué à nier aux enfants leur droit à la protection.

M. Lamarche et M. Filion s'entendent sur l'urgence d'injecter des ressources supplémentaires dans le réseau de la protection de la jeunesse québécois. «Selon des calculs américains, quand on échappe un jeune qui a besoin de protection, cela coûte un million à la société, puisqu'il vivra dans l'exclusion, la pauvreté et peut-être aussi la criminalité, souligne M. Filion. Le gouvernement se tire dans le pied quand il réduit les budgets, c'est contre-productif

M. Lamarche souligne que l'Ontario a récemment injecté 170 millions pour réajuster ses services de protection, imitant ainsi d'autres provinces canadiennes et plusieurs États américains. «Le gouvernement ne s'en tirera pas en fermant les yeux sur le problème des ressources de la protection de la jeunesse», prévient-il
.



Isabette Hachey, La Presse a écrit:
LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 MARS 1999

Baril nomme ses hommes de confiance
ISABELLE HACHEY


Pierre Patenaude, actuel directeur général des centres jeunesse de Laval, assumera l'administration provisoire des centres jeunesse des Laurentides, a annoncé hier le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril.

M. Patenaude sera assisté de Camil Picard, directeur des centres jeunesse de Québec, qui deviendra Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) des Laurentides par intérim.

Jean-Pierre Hotte, DPJ de la Montérégie, exercera le rôle de conseiller clini que. M. Hotte a déjà mené une enquête dans les Laurentides, qui avait conduit à une tentative de redressement de la part de l'ancienne administration.

André Lebon, président du Groupe d'experts en intervention clini que en matière de jeunesse, suivra quant à lui l'application du plan de redressement et en informera le ministre Baril, qui se dit «persuadé» que toutes ces mesures permettront d'assurer la qualité des services offerts aux jeunes des Laurentides
.


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