Michel Bédard, le "Bourreau de Ste-Croix"

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Michel Bédard, le "Bourreau de Ste-Croix"

Message  Le Fantôme le Jeu 22 Mai 2008 - 18:52

Source : LCN, 27/11/2007

Michel Bédard, celui qu'on surnomme le «bourreau de Ste-Croix» dans Lotbinière, parce qu'il a commis de multiples agressions sexuelles sur sept jeunes victimes, va recevoir sa sentence aujourd'hui.

Michel Bédard, aujourd'hui âgé de 60 ans, a été trouvé coupable de l'ensemble des chefs d'accusation qui pesaient contre lui. De 1973 à 1997, Michel Bédard et son ex-conjointe ont fait vivre l'enfer à sept enfants.

Certains étaient ses propres enfants, d'autres, des enfants confiés par la DPJ dont il avait la responsabilité, même certaines de ses nièces ont été agressées par lui. La Couronne réclame une peine de 15 ans de pénitencier, tandis que la défense a réclamé une dizaine d'années de réclusion.

Son frère, Sylvain Bédard, a écopé hier d'un an de prison pour avoir attenté à la pudeur d'une des victimes de son frère
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Re: Michel Bédard, le "Bourreau de Ste-Croix"

Message  Le Fantôme le Ven 23 Mai 2008 - 15:21

Il est important de noter que la douce-moitié de Monsieur Bédard, Gabrielle Larose a été reconnue coupable en 2007 et à reçu sa sentence en janvier dernier

Gabrielle Larose, ex-conjointe du «bourreau de Sainte-Croix», a été condamnée, hier, à trois ans de pénitencier pour les années de sévices, de corrections et de punitions parfois sadiques qu’elle a fait subir à trois enfants.

La cartomancienne de 61 ans, dont l’ex-mari, Michel Bédard, a récemment écopé 15 ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement sept mineurs, n’a pas semblé émouvoir le juge Carol St-Cyr en implorant sa clémence et en demandant pardon à ses victimes présentes au palais de justice de Québec.

«Ces excuses ont été prononcées du bout des lèvres», a observé le juge, ajoutant que la sexagénaire, qui continue à nier certains sévices infligés ou à «minimiser ses torts», a continuellement cherché «à attirer la pitié» et «à se disculper» en jetant le blâme sur les plaignants. Notamment sur son fils Claude, qui était «tellement turbulent», selon ses dires.

Ironie du sort, son fils, Claude Bédard, qu’elle a battu à coups de manche à balai et de ceinture pour le punir, assistait à l’audience assis dans le box des accusés, étant détenu en attente d’une peine pour des introductions par effraction. C’est sous escorte des agents correctionnels, menottes aux poings, qu’il y a témoigné devant le juge des séquelles qu’il conserve des «volées» qu’il a mangées dans sa jeunesse. Et c’est non sans un sourire qu’il a vu sa mère prendre à son tour le chemin du milieu carcéral, pendant que, dans la salle, sa sœur cadette, qui habite toujours avec Gabrielle Larose, pleurait à chaudes larmes.

«Inconcevable», dit le juge

En juillet dernier, Gabrielle Larose a été trouvée coupable de voies de fait armées, de voies de fait causant des lésions corporelles, de séquestration et de négligence criminelle, entre 1976 et 1987, sur son fils Claude et sur deux autres enfants (Dolorès et Steve Verreault) qui lui furent confiés, à elle et à son ex-conjoint, à titre de famille d’accueil. La liste des crimes de la sexagénaire, leur répétition, leur violence et «leur degré de sadisme» ont laissé des «marques indélébiles sur ses victimes», selon le juge St-Cyr.

Outre les claques ou les coups de ceinture, de manche à balai, de tue-mouche et même de morceaux de viande congelés, la femme les punissait en les enfermant dans une cave infestée de rats, dans l’obscurité totale. Ou encore, ils devaient se tenir à genoux, les bras en croix, sur des crayons ou des billes, jusqu’à épuisement. Les enfants prenaient un bain par semaine, un après l’autre, dans la même eau; refusant de se laver à une occasion, Dolorès Verreault avait reçu un coup de soulier à talon haut sur la tête, nécessitant son transport chez le médecin, où on a dit qu’elle était «tombée».

À une certaine fête d’Halloween, l’accusée avait préparé «un jeu» pour les enfants: les yeux bandés, ils devaient chercher à quatre pattes des bonbons disséminés dans une pièce où le plancher était jonché de pièges à souris, dans lesquels ils se faisaient pincer les doigts et les orteils.

Une peine à purger dans la communauté, comme l’a suggéré la défense, n’aurait pas eu l’effet dissuasif escompté afin que Gabrielle Larose «comprenne que ce n’est pas elle qui est la victime», a tranché le juge, qui a prononcé la sentence sans hésitation, quelques instants après avoir entendu les suggestions des procureurs. Il a ainsi donné raison à la poursuite, représentée par Me Nadine Dubois, qui réclamait justement trois ans de pénitencier pour celle qui «se défoulait et passait ses frustrations sur des enfants sans défense».

Le juge St-Cyr a aussi dit vouloir «lancer un message clair» à tout parent, conjoint ou personne en autorité qu’il est tout aussi «inconcevable» d’être le témoin silencieux de sévices infligés à un enfant sans en dénoncer l’auteur.


«Je vais pouvoir tourner la page»
- Dolorès, victime

Pour Dolorès Verreault, qui a vu ses trois «voleurs d’enfance» être successivement envoyés derrière les barreaux en l’espace de quelques mois, la journée d’hier marquait la fin d’un long calvaire.

«Je suis soulagée, contente que ce soit fini. Michel Bédard a été condamné à 15 ans (pour agression sexuelle), son frère Sylvain a eu un an de prison (pour attentat à la pudeur) et aujourd’hui, c’est Mme Larose. Je vais pouvoir tourner la page. Ça a été long, ça a brassé des affaires en-dedans, mais je suis satisfaite des procédures judiciaires. Les juges ont lancé un message clair, qu’il faut protéger nos enfants. Moi, je dis: si vous êtes une victime, dénoncez!» a commenté celle qui espère maintenant fonder son propre organisme d’aide aux victimes d’agression sexuelle.

Elle dit cependant ne pas être «rendue» à pardonner à ses abuseurs. Elle a qualifié de «pièce de théâtre» les excuses que Gabrielle Larose a adressées à ses trois victimes, hier, dans la salle d’audience. «Elle n’a aucun remords.»

Son père, Richard Verreault, l’accompagnait, comme ce fut le cas pendant toute la durée de ces procédures judiciaires entreprises en 2006. Il a dit regretter avoir confié sa fille et son fils, Steve, aux services sociaux québécois, en 1976, lorsqu’il était militaire; il n’«avait pas le choix».

«J’avais confiance en ces gens-là (les Bédard-Larose). Des fois, j’allais chercher les enfants et je leur demandais si ça allait bien. Tout allait bien, qu’on me répondait. Les enfants avaient peur de m’en parler et je ne les blâme pas. Je ne me suis jamais rendu compte de rien. J’ai manqué le bateau avec mes enfants.J’espère qu’aujourd’hui, la DPJ fait un meilleur travail qu’auparavant pour prévenir de telles situations
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