La souffrance qui déniaise

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La souffrance qui déniaise

Message  PapaThème le Mar 7 Oct 2008 - 18:21

La chronique de Dan Bigras
La souffrance qui déniaise

Dan Bigras
Journal de Montréal
07/10/2008 09h44


La vérité, c'est que la souffrance, on n'est même pas capable de la regarder en face. Quand on voit un «sans-abri», on regarde ailleurs.

Les «jeunes de rue» meurent en moyenne onze fois plus que les autres jeunes de leur âge. Ne vous y trompez pas, ils meurent tous des conséquences de tristesses profondes. Des suicides clairs ou déguisés.

On a beaucoup pleuré quand on a vu le film de Paul Arcand, Les Voleurs d'enfance, mais quand on recroise les mêmes jeunes un ou deux ans plus tard, tout est devenu de leur faute.

Vous savez, la guérison, ça s'opère dans les yeux des autres pour commencer. Si on est cent par jour à dire à quelqu'un qu'il est laid, il va le devenir. L'inverse est aussi vrai.

UN EFFORT DE PLUS

Je ne jette la pierre à personne, je discute avec tous les «itinérants», mais je zappe souvent. La souffrance télévisuelle est souvent un peu trop pour moi. Sauf que ces temps-ci, ça va nous prendre un petit effort supplémentaire.

Pourquoi ? Parce qu'après des années à avoir réclamé une commission parlementaire pour une politique cohérente sur l'itinérance au Québec, on l'a enfin eue. Grâce au RAPSIM (Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal), dont le Refuge et tant d'organismes font partie, et moi aussi par ricochet, le gouvernement écoute et prend des notes.

C'est pour ça, le petit effort de plus. La démocratie 101, c'est assez simple. C'est 50 % + 1. Si on était 50 % + 1 en fauteuil roulant, je peux vous garantir qu'il y aurait des rampes d'accès partout. Quand nos élus nous sentent concernés, ils bougent.

Depuis le temps qu'on dénonce entre autres ce qu'on appelle «la surjudiciarisation». Terme qui décrit poliment la persécution des itinérants pour les mettre «dehors de dehors». Pour les envoyer où ? En prison.

La technique est simple. Il suffit de se servir de règlements municipaux ou autres pour donner des contraventions aux itinérants. Vous avez bien lu, on demande de l'argent à des gens qui crèvent de faim et, vu qu'ils ne peuvent évidemment pas payer leurs contraventions, on les met en prison.

BENOIT LABONTÉ BLÂMÉ

Le maire de l'arrondissement Ville-Marie, monsieur Benoit Labonté, à l'origine de plusieurs de ces manoeuvres de persécution, a été convoqué par cette commission parlementaire la semaine passée et sévèrement blâmé par la quasi-unanimité des députés membres de la commission.

Parmi ses brillantes techniques : interdiction de se trouver dans les parcs la nuit, interdiction des chiens en tout temps, etc. Tout cela dans le but de pouvoir leur distribuer des contraventions.

Il le déclare lui-même : «Les itinérants au centre-ville le rendent non attractif pour y résider, pour les commerces et pour les touristes.» Bref, pour l'argent.

SORTIR DE LA RUE

Tous les intervenants qui travaillent sur le terrain vous le diront. Il n'y a qu'un moyen pour sortir quelqu'un de la rue. C'est de le soigner, pas de le persécuter.

En passant, un de mes chums que la souffrance avait rendu un peu cynique et qui trouvait les gens de rue bêtes et rébarbatifs m'a téléphoné dernièrement pour me dire que «les gars sont donc ben fins au centre-ville». Je lui ai répondu : «C'est parce que tu les regardes.»

La souffrance, ça magane, mais ça déniaise.

(NDLR : Ceci est la deuxième d'une série de six chroniques de M. Bigras.)


-------- Message d'origine --------
Sujet: La souffrance qui déniaise
Date: Tue, 07 Oct 2008 18:07:50 -0400
De: [PapaThème <papatheme@gmail.com>]
A: bigras_commentaire@journalmtl.com


Bonjour Monsieur Bigras,

Le présent message fait suite à votre article de ce jour dans le Journal de Montréal. Si vous avez beaucoup pleurer lorsque vous avez vu le film de Paul Arcand, Les Voleurs d'enfance, vous avez pas fini de pleurer si prenez le temps de faire le tour complet de notre ForumPositif! Si vous venez en aide aux «sans-abri», moi je connais une source majeur qui alimente les ressources pour «sans-abri» (fin de phrase modifié par l'auteur).

De grâce Monsieur Bigras, ne regardez pas ailleurs, et aidez nous à dénoncé toute cette situation inconcevable et inacceptable dans un Pays qui pourtant se dit civilisé.

Bien à vous,


PapaThème, alias pour la protection des Enfants et/ou de la DPJ et sa bande.


Voici le lien de notre Forum :
PapaThème.PositifForum.com/

Ici vous avez plus spécifiquement les :
Jugements incriminants la DPJ et ses complices

Article de M. Dan Bigras sur Canoë.ca :
La souffrance qui déniaise 7-10-2008

N.B. Ce message sera mis en place sur notre Forum.
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Re: La souffrance qui déniaise

Message  PC130Y le Sam 11 Oct 2008 - 0:10

J'aime le tritre de cette rubrique.
Car souvent pour que les gens comprennent et vois la souffrance ils faut qu'ils aient été confronter ou quelqu'un qui leurs sont cher soit confonter.

Pour les Abus de la DPJ c'est pareil!!!
Plusieurs n'ose pas regarder en face ce fiasco, mais quand cela leurs arrivera, ils vont se ralier a la cause.... Faut pas oublier dès qu'il ni aura plus d'enfants de pauvres ils s'attaquerons a qui???? aux autres qui présentement se dissent qu'ils y a une raison pour qu'ils fassent ce qu'ils font.

Domage, il serait tellement facile de se ralier pour la cause avant que l'irréparable arrive.

Faut Cesser de se taire.
Car qui ne dit rien consent!!!!

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Une souffrance qui ne déniaise pas assez selon moi....

Message  Le Fantôme le Sam 11 Oct 2008 - 17:28

Malheureusement, malgré les chiffres clairs que nous donnent les statistiques:

Taux de suicide chez les adolescents - augmentation du taux de suicides de 110% de 1979 à aujourd`hui (et le taux de suicide continue d`augmenter)

Invention de la Direction de la Protection de la Jeunesse - 1979 (quelle coincidence?)

Chaque année, près de la moitié des suicidés 12-17 ans sont des détenus de centres jeunesse.

La population Québecoise ne semble pas être capable de faire 2+2 No La souffrance ne semble pas assez déniaiser la population en général, qui ne s`offusque pas des augmentation de budget des centres jeunesse, et de tout l`argent volé dilapidé par eux, argent puisé à même leurs impôts! Y`en a même qui font des dons aux centres jeunesse clown S`ils savaient à quoi sert réellement l`argent qu`ils donnent, ils n`en dormiraient plus la nuit!

Faut croire que les québécois sont comme les allemands des années `30 ... ils ne se réveilleront que lorsque ce sera trop tard.
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Re: La souffrance qui déniaise

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